Malgré l’utilisation généralisée des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), la lutte contre le paludisme stagne dans plusieurs régions endémiques, notamment en raison de la résistance des parasites aux molécules antipaludiques et des moustiques aux insecticides. Face à ce constat, des scientifiques de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) au Burkina Faso, de l’Institut Pierre Richet (IPR) en Côte d’Ivoire et de l’IRD ont mené pour la première fois une étude visant à évaluer l’efficacité d’un larvicide — produit éliminant les larves de moustiques — naturel en complément aux moustiquaires imprégnées dans le contrôle du paludisme en Afrique de l’Ouest. Publiée dans Lancet Regional Health – Africa, la méthode démontre d’une grande efficacité : la prévalence des cas de paludisme a été réduite de 40 % dans les villages traités.